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‘Prosper Africa’- La Croissance Africaine Suscite Une Nouvelle Initiative Des Etats-Unis

Raju Jaddoo, Directeur Non-Exécutif d’Ocorian AMEA, nous livre son point de vue sur ‘Prosper Africa’, une nouvelle initiative des Etats-Unis lancée en juin dernier lors de la tenue du sommet organisé par le ‘Corporate Council on Africa’ au Mozambique.  Raju s’attend à ce que Prosper Africa renforce les avantages du Centre Financier International de Maurice pour les entreprises et investisseurs américains qui souhaitent y structurer leurs investissements à destination du continent.

Prosper Africa, une initiative du gouvernement américain, a été lancée lors du Sommet ‘US-Africa Business Summit’ qui s’est tenu à Maputo, la capitale mozambicaine, en juin dernier. Cette nouvelle initiative vise à multiplier par deux les flux de commerce et d’investissement entre les Etats-Unis et l’Afrique. Elle pense y arriver grâce à l’articulation d’une nouvelle approche qui rendrait plus facile l’accès par les entreprises africaines aussi bien qu’américaines à un guichet unique devant leur faire bénéficier de tous les mécanismes de soutien aux affaires mis en place par le gouvernement américain.

Prosper Africa arrive à point nommé. Avec l’expiration prévue en 2015 de la loi ‘African Growth and Opportunity Act’(AGOA), un nouveau relais est nécessaire au gouvernement américain qui soit porteur d’une stratégie à long terme devant dynamiser le commerce et l’investissement avec l’Afrique.

Une solide croissance en Afrique ouvre la voie à des flux commerciaux et d’investissement accrus avec les Etats-Unis

Une initiative telle que Prosper Africa a tout son sens. Grâce à une croissance soutenue, l’Afrique est appelée à jouer un rôle crucial au sein de l’économie mondiale. Ce continent abrite à ce jour 6 des 10 pays du monde enregistrant les plus forts taux de croissance.

Comptant plus d’un milliard de consommateurs aujourd’hui, on estime qu’à l’horizon 2025, les deux tiers des 300 millions de ménages africains disposeront d’un revenu discrétionnaire. De l’autre côté de l’équation, les producteurs africains voient en les Etats-Unis un marché de plus de 300 millions de consommateurs avec un pouvoir d’achat total de 13 billion de dollars. Ces chiffres aident à prendre la mesure des avantages que Prosper Africa pourrait représenter pour les deux parties.  

Reconnaissant le besoin d’un soutien financier pour accéder aux opportunités en Afrique, Prosper Africa s’est aussi engagée à promouvoir des secteurs financiers plus robustes et des environnements d’affaires plus accessibles. Donner plus de moyens aux centres financiers africains sera déterminant pour soutenir des flux de commerce et d’investissement en hausse. A ce titre, M. Worku Gachou, Directeur Général pour l’Afrique à OPIC, a annoncé lors du Sommet le rehaussement de la capacité de prêt de l’institution financière à 60 milliards de dollars. Il s’est aussi appesanti sur la nécessité de solutions de financement mixte afin de mobiliser davantage les flux de capitaux privés.   

Les Etats-Unis demeurent l’investisseur le plus engagé en Afrique.
Par opposition à une tendance mondiale à la baisse, les flux d’Investissement Direct Etranger (IDE) vers l’Afrique ont augmenté de 11% en 2018 pour atteindre 46 milliards de dollars. Une croissance alimentée par la demande pour des matières premières aussi bien que par des investissements non-miniers. La hausse des flux en direction du Sud-Sahara a été légèrement plus forte, augmentant par 13% pour atteindre 32 milliards de dollars. Les perspectives pour 2019 sont bonnes, une croissance des flux étant attendue en raison de la hausse du prix des minerais et du déploiement progressif de l’African Continental Free Trade Area, un espace de libre échange à l’échelle du continent. Dans ce contexte, les pays traditionnellement investisseurs en Afrique seront en compétition pour conserver leur avance. Avec Prosper Africa, les Etats-Unis sont bien placés pour consolider leur position comme l’un des plus gros investisseurs sur le sol africain. Même si en termes de stock d’IDE en Afrique les Etats-Unis semblent avoir cédé le pas à d’autres pays comme la France et la Hollande, il demeure qu’en termes de nombre de projets – 130 en 2017 – ce pays reste l’un des investisseurs les plus engagés en Afrique. 

Maurice, une juridiction de choix pour des investissements vers le continent

En tant que pays africain membre de l’Union Africaine, Maurice devrait aussi bénéficier de l’initiative Prosper Africa. Dans un premier temps comme partenaire commercial, de la même manière que l’AGOA aura été bénéfique à son secteur textile. Mais aussi, et de manière plus importante, comme une juridiction moderne reconnue par l’OCDE et disposant d’une infrastructure qui permet aux investisseurs privés et institutionnels d’investir partout dans le monde, y compris en Afrique. D’ailleurs, à juin 2018, des flux totalisant 33,2 milliards de dollars avaient été investis en Afrique par utilisation de la plateforme mauricienne, ce qui fait de cette dernière l’un des centres financiers internationaux les plus utilisés pour structurer des investissements en Afrique.

Considéré comme un centre financier international réputé construit sur le principe de substance économique, Maurice présente un écosystème robuste doublé d’une offre caractérisée par une panoplie de solutions en faveur de l’investissement en Afrique. Ces dernières incluent:


•    Enregistrement des droits de propriété intellectuelle
•    Siège administratif pour activités globales
•    Gestion de trésorerie
•    Centre de gestion d’approvisionnement et d’emploi
•    Activités bancaires d’investissement
•    Structures de gestion d’actifs et fonds d’investissement
•    Holdings d’investissement
•    Fiducies et fondations

D'autres facteurs contribuent à l’attractivité de Maurice pour les investisseurs: un système bancaire très développé ; une bourse des valeurs moderne et innovante ; un centre d’arbitrage international ; une main-d’œuvre éduquée et bilingue ; et un fuseau horaire avantageux. Maurice se classe aujourd’hui à la 20ème place au rang mondial de l’indice ‘Doing Business’ de la Banque Mondiale et à la 1ère place pour ce qui est de l’Afrique. Le pays entretient aussi avec l’Afrique un réseau étendu de traités fiscaux et de traités de protection de l’investissement. Son port franc donne un accès préférentiel aux marchés d’Afrique. De plus, Maurice jouit d’excellentes relations diplomatiques avec les Etats-Unis, ce qui devrait être en élément de confort additionnel pour les investisseurs américains.

A juin 2018, 62,5 milliards de dollars d’investissement des Etats-Unis avaient transité par Maurice à destination du monde entier. A l’avenir, l’intérêt continu des investisseurs américains dans le centre financier de Maurice va dépendre largement de leur stratégie d’investissement pour l’Afrique.

Ocorian AMEA offre des solutions de structuration et d’administration des investissements aux entreprises, fonds et individus investissant en Afrique et en Asie. De par notre présence dans les centres financiers, et notamment ceux de Maurice et de Dubaï, nous visons à accroître la valeur d’entreprise et la valeur d’investissement de nos clients. Lire davantage ici.