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L’investissement responsable en afrique: la contribution de Maurice

A l’heure où l’investissement privé est appelé à suppléer massivement aux fonds publics pour résoudre d’urgents défis planétaires, Raju Jaddoo, Directeur Non-Exécutif d’Ocorian, souligne le rôle de l’investissement responsable et des fonds administrés par Ocorian à Maurice dans l’atteinte des objectif de développement des pays récipiendaires.

Maurice joue un rôle crucial en facilitant des investissements porteurs d’impact social et environnemental en Afrique. En sus d’un cadre légal, opérationnel et règlementaire propice à la création de structures pour des fonds d’investissement, la disponibilité de professionnels expérimentés a permis à une industrie robuste de voir le jour en ce qui concerne des services d’administration de fonds. A ce jour, plus 600 fonds d’investissement ayant pour destination l’Afrique sont structurés à Maurice. De ceux-là, une majorité sont des fonds à impact.

Chez Ocorian Maurice, au moins 80% des fonds que nous administrons comportent un volet d’impact pour le continent. En facilitant l’acheminement et l’administration des fonds à impact de cette manière, nous aidons nos clients à atteindre une plus grande synergie entre création de valeur et retombées sociétales.  

L’investissement responsable: un catalyseur de croissance

Beaucoup d’investisseurs ne voient pas la mesure et la gestion d’impact comme un coût nécessaire mais plutôt comme une pratique qui peut guider et faciliter plusieurs aspects de la performance d’entreprise. Mesurer l’impact de tels investissements devient crucial quand il s’agit de générer de nouveaux capitaux à vocation développementale pour le continent. Les conseils d’entreprise s’intéressent de plus en plus à la mesure et à la gestion d’impact. Aussi, n’est-il pas rare que certains conseils y consacrent des comités d’impact dédiés.

La plupart des Institutions de Financement du Développement (IFD) utilisant couramment Maurice comme plateforme afin de structurer leurs investissements responsables à destination de l’Afrique ont adopté les principes opérationnels en la matière édictés par l’International Finance Corporation (IFC). Elles publient régulièrement des rapports sur l’impact de leurs investissement en utilisant les standards de performance de l’IFC en matière de viabilité environnementale et sociale. En tant qu’approche uniforme, ces standards rendent aussi plus simple le processus d’évaluation d’impact couvrant l’ensemble des entreprises bénéficiaires quelle que soient les industries concernées. Par exemple, l’une des IFD ayant structuré son fonds à Maurice a récemment fait état de 2 milliards d’euros investis dans des sociétés sur le continent, créant ainsi 470 000 emplois décents et générant 24 milliards d’euros de revenus locaux.

A leur tour, les investisseurs responsables privés ont vite adopté les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies à des fins de mesure d’impact. Ces derniers fournissent aux investisseurs un cadre de référence commun qui les aide à minimiser les effets négatifs et maximiser les retombées positives, tout en démontrant aux parties prenantes concernées l’impact de leurs investissements en utilisant un langage commun. Les thèmes d’impact les plus couramment suivis sont multiples : création d’emplois décents, allègement de la pauvreté, réduction des inégalités, santé et bien-être, énergie propre et renouvelable, autonomisation économique des femmes, entre autres.

Maurice: une plateforme pour investissements responsables

Un investisseur responsable dont le fonds d’investissement est administré par Ocorian Maurice a adapté chacun des 17 ODD afin de les rendre mesurables dans un contexte d’opération d’une entreprise privée, en particulier dans le secteur agroalimentaire. Ce même investisseur souligne, dans son rapport, la création d’un actif biologique évalué à 136 millions de dollars et 325 000 tonnes de CO2 enlevés de l’atmosphère en 2018, entre autres bienfaits environnementaux.

Un autre de nos clients, un fournisseur d’énergie propre indépendant, avait, à fin 2018, impacté la vie de 5,5 millions d’individus tout en évitant l’émission de 455 000 tonnes de carbone. Pour un autre de nos clients, impliqué dans le financement du tissu des PME en Afrique, l’impact a concerné 50% du nombre des entreprises financées et s’est exprimé en termes de production de biens et services pour satisfaire une demande antérieurement non satisfaite. Pour ce même investisseur, il est intéressant de constater que la rémunération du gestionnaire de fonds dépend partiellement du niveau d’atteinte des principaux objectifs d’impact.

De telles mesures d’impact appliquées objectivement ne peuvent que prêter foi au rôle catalyseur de l’investissement responsable sur le continent. Ceci n’est qu’un début, la mesure d’impact étant appelée ӑ devenir pour les investisseurs responsables un aspect charnière de leur philosophie d’investissement.

Un continent en mal d’impact

En 2015, les Nations Unies arrivaient à la conclusion que les pays à plus faibles revenus, dont plusieurs sont situés en Afrique, faisaient face à un besoin de financement de 350 milliards de dollars pour leur permettre d’atteindre les ODD. Le ‘Action Agenda’ encourageait alors le secteur privé à venir de l’avant avec des solutions de financement innovantes à l’instar du financement mixte et de l’investissement responsable pour aider à la transformation de ces pays dans leur quête de développement. Depuis, l’Afrique a bénéficié de financement mixte aussi bien que d’investissements responsables, mais de ces derniers dans une bien plus large mesure. L’enquête annuelle d’impact réalisée par ‘GIIN’[1] en 2019 estime que l’Afrique subsaharienne rassemble 14% des fonds d’impact pour une industrie mondiale dont la valeur des actifs sous gestion est estimée à 502 milliards de dollars. Selon la même enquête, 40% des investisseurs ont une présence régionale sur le continent.

L’Afrique bénéficie également d’une montée en compétences en relation avec l’industrie des fonds d’impact. Alors que ces fonds étaient historiquement structurés en Europe, de plus en plus ces fonds sont aujourd’hui structurés sur le continent, y compris à Maurice, en raison notamment de la disponibilité de prestataires de qualité et de la proximité avec les entreprises récipiendaires d’investissement privé à impact. Des sociétés spécialistes de la gestion d’investissement mettent en avant un cadre opérationnel propice, apte à sécuriser les investisseurs, dont les IFD, qui se sont engagés à placer les considérations sociétales et environnementales au cœur de leurs décisions d’investissement.  

Membre du ‘Global Impact Investing Network’ (GIIN), Ocorian AMEA se trouve à l’avant-scène des tendances mondiales en termes d’investissement responsable. Nous comptons parmi nos clients les principaux acteurs du secteur, dont les IFD les plus actifs. Cliquez ici pour découvrir tous les services que nous offrons  à partir de Maurice.

[1] ‘Global Impact Investing Network’. Le Global Impact Investing Network est un réseau dédié au développement quantitatif et qualitatif des investissements à impact (‘impact investing’) dans le monde. Il rassemble plus de 20,000 membres, ce qui en fait la plus large communauté d’investisseurs et prestataires engagés dans le secteur de l’investissement responsable. GIIN anime et stimule des actions et débats autour du thème de l’investissement à impact pour permettre à ce dernier de jouer pleinement son rôle en tant qu’accélérateur de progrès social et environnemental pour un monde durable.